vendredi 18 janvier 2013

TDOAL - M_ATC Life

Alors, un article sur la vie d'un contrôleur militaire.

Pour vraiment vous informer un maximum sur le sujet, je vais m'appuyer sur un autre blog, très complet, controleur-aerien.com. Mais ce dernier est vraiment très complet sur le sujet, je ne ferais pas mieux en un seul article.
Tout d'abord, qu'est-ce qu'un contrôleur aérien, et à quoi il sert.

Le contrôleur aérien, appelé aussi aiguilleur du ciel, est un maillon indispensable à la sécurité et au bon fonctionnement de l’ensemble du trafic aérien.


C'est un homme d’action, dynamique, qui sait prendre de multiples décisions en même temps, en temps réel, concernant plusieurs avions et dans un espace qui évolue perpétuellement en trois dimensions.
Il anticipe les trajectoires, les vitesses et les altitudes en prenant en compte les caractéristiques de chaque avions, des moins rapides aux plus rapides, évoluant dans le même espace aérien.
Il optimise la route des aéronefs, et coordonne le passage des avions de zones en zones pour que la transition entre les espaces aériens, les frontières et les fréquences soit totalement transparente pour le pilote.
Il veille au bon déroulement des procédures ainsi qu’à minimiser les retards et fluidifier le trafic tout en respectant les séparations réglementaires de sécurité imposées aux avions dans un espace aérien.

Ils peuvent se positionner sur différents postes.
En approche, en utilisant (ou pas) un radar pour gérer un Espace Aérien Contrôlé.
Exemple des EAC d'Orléans Bricy (LFOJ).

TMA (TerMinal Aera de classe D)


Le poste finaliste :
Utilisation d'un radar qui se nomme le SPAR (Slight Precision Arrival Radar) .... PAR NG sur certaines bases ... qui permet de guider l'aéronef jusqu'à la hauteur de décision (environ 200/250').
A la manière d'un ILS, axe et pente parfaite dessiner sur un écran, on guide l'aéronef par rapport à ces lignes.

En vigie, avec différentes positions possibles :
- le sol : il gère les parkings et voies de roulage
- l'air/sol : il gère la piste, le circuit d'aérodrome et tout ceux qu'il se trouve dans sa CTR (Control Zone) ... si elle existe !

Beaucoup d'autres positions de contrôle existent, mais si je devais toutes les citer ... galère !

Maintenant pure Armée de l'Air, contrôleur circulation aérienne ! Il existe les contrôleurs de défense aérienne ... mais je n'en parlerai pas.

L'admission :

1. Être de nationalité française
2. Avoir plus de 17 ans et moins de 24 ans au dépôt du dossier dans un CIRFA (Centre d’Information et de Recrutement des Forces Armées) et moins de 25 ans lors de la signature du contrat d’engagement
3. Posséder un niveau BAC quelque soit la filière (général, technologique ou professionnel)

La sélection :

Première étape : Tests initiaux
Les tests initiaux sont axés sur « le coté militaire  » et comprennent :
1. Une visite médicale qui peut être éliminatoire.
Il faut faire très attention à la visite médicale car vous souhaitez intégrer le corps militaire. Vous savez donc que les conditions sont difficiles, et une simple petite carie vous donnera une inaptitude temporaire ; la visite médicale serait à repasser une fois la carie soignée.
2. Des tests psychotechniques qui peuvent être chronométrés ou non
Ces tests comprennent des tests de raisonnement, de représentation spatiale d’objets, d’arithmétique, verbal, d’attention et de vitesse de codage. Les tests un à un n’ont rien de très compliqué mais il faut prendre des forces et rester concentrer parce que c’est long  !
3. Un test de personnalité
Il faut répondre le plus honnêtement possible de toute évidence, ce qui évitera de se faire piéger par des questions qui sont les mêmes mais qui sont posées différemment.
4. La suite se déroule, évidemment, avec un test d’anglais
Ce test fait l’objet de 150 questions et il faut avoir un minimum de 65 sur 150 pour être admis le tout en 55 minutes. Le niveau des questions est celui du niveau BAC.
5. Trois épreuves sportives
Celles ci comprennent le test de Luc Leger, un parcours de coordination et le moindre drôle des tractions pour les hommes (minimum 3) ou suspensions (tenir un minimum de 4 secondes menton au dessus de la barre) pour les femmes. Ce ne sont pas des épreuves éliminatoires et cruciales comme l’anglais mais elles participent tout de même à votre dossier donc prenez tous les points nécessaires.
6. Enfin, à la fin de deux jours de tests, vous passerez  un entretien de motivation, une sorte de bilan de vos résultats obtenus au cours des ces deux journées (environ 45 minutes)
Si vos tests initiaux sont bons et que votre candidature intéresse l’armée, vous serez convoqués pour des tests complémentaires en rapport avec cette fois-ci le métier de contrôleur aérien.

Seconde étape : Evaluation métier contrôleur aérien
L’évaluation se fait sur deux ou trois demi-journées, et font l’objet des tests suivants :
Des tests de « capacité d’aptitude spécifique au mouvement aériens », des tests de persévérance et d’attention concentrée puis à nouveau un inventaire de personnalité.
Puis ensuite toute la série d’entretiens (psychologues, contrôleurs aériens de la défense aérienne et de la circulation aérienne, anglais). Sachez que l’entretien d’anglais est éliminatoire, vous devez lire, résumer un texte et également vous décrire en 15 minutes. Les professionnels et les psychologues insistent grandement sur vos motivations, votre parcours et minimum de connaissances du milieu militaire, le but étant de vous vendre un maximum.
A la suite des sélections, vous recevrez vos résultats positifs ou non, et votre rang de classement dans la formation défense aérienne ou circulation aérienne.

La formation (nouvelle mouture depuis quelques mois)

Première étape : La formation militaire.
Chaque élève sous-officier se verra dispenser une formation militaire d’une durée de 16 semaines à Rochefort. Elle comprend une instruction civique et militaire, une formation du combattant, ainsi qu’une éducation physique et sportive. La réussite à ce stage entraîne la délivrance du Certificat d’aptitude militaire (CAM) nécessaire pour l’admission en école de formation professionnelle.
Deuxième étape : La formation contrôleur.
La formation professionnelle des contrôleurs de la circulation aérienne : Dispensée en 31 semaines qui sont décomposées de la façon suivante :
- 2 mois d’anglais aéro intensif toujours à Rochefort.
- 9 mois au CICDA (Centre d’Instruction Du Contrôle et de la Défense Aérienne) à Mont de Marsan.
Durant ces 9 mois on est formé vigie CAM et CAG (licences ADV ADI) et approche CAM.
- Ensuite 1 an sur la base d’affectation pour mettre en pratique sur le terrain.
- 4 mois à l’ENAC pour être formé à l’approche trafic CAG.
Vous signez pour 5 ans minimum sachant que vous avez possibilité de départ et aide à la reconversion dès 4 ans de service.

Donc, nous commençons notre carrière de contrôleur en tant que CI (Contrôleur en Instruction) puis quand nous sommes lâchés tout postes, on devient CO (Contrôleur Opérationnel).
Ensuite beaucoup de stages nous sont donnés, le SPCNR (quoi qu'est-ce ?), stage MASA pour apprendre à faire intercepter un a/c par un autre a/c ... on reste militaire ! 
Bien sûr des stages d'anglais, comme tout contrôleurs européens, nous devons avoir le niveau OACI 4.

Au delà d'être militaire, nous rendons les mêmes services du contrôle au civiles que les civiles. Assistance en plus. 
Nous avons des aéronefs évoluant en CAG (Circulation Aérienne Générale) et en CAM (CA Militaire).
Il existe la CAM I : Equivalent à l'IFR, mais avec des routes différentes et des organismes de contact différents (CDC Centre de Détection et de Contrôle, au lieu des CRNA)
La CAM V : Equivalent au VFR
La CAM T (Tactique) : Vols d'entraînements.

Voilà succinctement mon métier. Je ne sais pas si j'ai été assez claire, si d'autres questions, laissez des commentaires !


En tout cas, il ne faut pas avoir peur de contacter un organisme de contrôle militaire, nous sommes très gentils ! 

mardi 15 janvier 2013

TDOAL - 1 an, le bilan

Bon, je ne vais pas faire de bilan 2012, mais plutôt un bilan sur ma première année en aéroclub !



Depuis cette inscription :

- Lâché sur 3 types d'avion (C150/C152/C172),
- 143 Atterrissages sur 22 aérodromes dont 2 militaires (dont 1 interdit à la CAP!)
- Et surtout Breveté PPL(A) après presque 49h de vol dont 19 en solo,


J'aurai investi, très exactement, 5412.34€ pour me l'offrir (tout compris : matériel, taxes d'att, frais d'examen, frais de délivrance de licence, FFA, etc ... )
- Bien sur, la qualification de classe SEP qui va avec.

Objectifs pour cette année :
- ECGC (Quoi qu'est-ce ?),
- Commencer à potasser l'ATPL Théorique,
- Habilitation vol de nuit,
- Qualification emport de passagers,
- Et continuer à monter des heures en vue d'un futur CPL.

Y'a plus qu'à !!

TDOAL - Stage à l'ENAC

Me voilà à l’École Nationale de l'Aviation Civile !
Célèbre école où sont formés les contrôleurs aérien (techniciens et ingénieurs), les principaux pilotes de ligne et ingénieurs pour divers métiers de l'aérien.

La liste des formations:


Situé à Toulouse, elle forme pas loin de 7500 stagiaires par an.

Alors, je ne suis pas là dans le but de devenir contrôleur civil (malheureusement) ou pilote de ligne (DOMMAGE!!) ou ingénieur, mais pour effectuer un stage nécessaire à la progression de tout contrôleurs militaire.

Ce stage se nomme SPCNR pour Stage de Perfectionnement au Contrôle Non Radar.
Donc en gros, savoir gérer le trafic aérien, composé d'arrivées et départs IFR, de transits IFR et VFR et j'en passe, tout ça sans radar !
Ben oui, le matériel n'étant pas infaillible, il lui arrive de tomber en panne, donc il faut savoir gérer ce genre de situation !

Les cours qui nous sont fournis sont :
- Circulation Aérienne, composé de divers sujets comme, l'organisation et textes de l'OACI, la conception des procédures d'approche, les différents espaces aérien (TMA, LTA, CTR, UIR, etc ...), les clairances, l'étude d'approche classique et de précision, les cadences d'approches, etc ...


- Performances aéronefs
- De l'anglais
- Péril animalier
- et bien sûr, du simu ... sans écran, mais avec des STRIPS ! Normal, formation sans radar !

La formation a commencé hier pour une durée de 4 semaines, c'est super intéressant et ça donne un avant goût de l'ATPL et surtout de l'IR.

Petit plus, de ma chambre, je vois les arrivées de Toulouse Blagnac en piste 32 (L ou R)

samedi 12 janvier 2013

PPL 34 - Examen Pratique

HDV DC 29h59 / CDB 18h42 -- Total 48h41

Alors ! Initialement, le vol était prévu le 07 janvier ! Mais ! La météo ayant eu le dernier mot, le vol a été décalé au 09, mais la mauvaise météo était toujours présente.
Redécalage au 10 ... non toujours pas ... le 11, ah ! Il fait beau, on voit même le ciel bleu ! Mais indisponibilité examinateur ! 

Donc tant pis, je vais devoir prévoir le vol pour le 26 janvier, le seul week-end de disponible pour moi, puisque je pars demain en stage à l'ENAC !

Ce matin ... j'ouvre les volets ... la météo a l'air pas mal .... un coup d'oeil sur les METAR d'Aeroweather .... LFOJ 9999 BKN040 / LFPO BKN035 et les autres pareils ... dégoûté ! Ben oui les TAF annoncent du temps pourri pour le reste de la journée !
10h ... les METAR sont toujours pareils, malgré les TAF qui prévoyait le contraire ... Peut être une ouverture !! 
Allez je tente ! Un mail à mon FE pour savoir s'il est disponible !
Il me répond dans la foulée me disant que c'était pas mal mais attendons de voir comment ça évolue. 

12h30, les TAF ont légèrement évolués mais sont toujours bien, mon FE accepte de faire l'examen ! 
Oula ! Avion disponible pas celui de départ, je fonce dans mon bureau pour préparer la fiche de pesée.

Sur la route, surveillant les nuages .... ne baissez pas ! S'il vous plait !! 
  


13h30, j'arrive à l'aéroclub ... mon FE est bloqué à la grille qui est fermé ... En plus il n'y a pas de voiture sur le parking ... aïe ...
Je me souviens plus du code pour la grille ... un coup de fil à mon FI et c'est réglé. 
Les hangars sont ouverts ... ouf puisque je n'ai pas le badge pour rentrer ...

Je me dépêche de préparer les papiers, tout est bon, mon FE me propose de m'aider pour sortir l'avion.
Et je fais ma prévol sous ses yeux, il est satisfait !

On revient dans la salle pour passer au briefing, je lui présente les NOTAM, la météo vu le temps qu'on a tergiversé dessus ... on passe, la fiche de pesée, la navigation. 


Je lui explique que, pour aller sur St Denis de l'Hôtel, je préfère prendre le transit de Bricy, même si celui-ci est inactif. Surtout en présence de l'axe final 25 et l'ILS. Toujours prévoir d'être en contact avec eux et passer par le bon chemin. Il est d'accord et ma décision lui plaît !

On se rend à l'avion et on s'installe.
La 06 est en service et le vent est du 180°/10kt, Visi 8Km, ce n'est pas trop mal !

Démarr ... ah ça ne veut pas ! Une nouvelle injection et ... non ça ne veut toujours pas démarrer !! 
Sur le conseil de mon FE, 2 nouvelles injections ... et ça démarre ! Difficilement mais ça démarre ! 
Je continue ma checklist, j'allume la radio, l'alternateur .... et le moteur cale ! Grrr !!
FE : Je pense que tu as commencé à givrer ... une injection et réessaye.
Et le moteur démarre ! Cette fois, j'affiche 1500Tr/min ... Reste allumé ! Non mais ! 

Je commence à rouler, essais de freins ... j'annonce "Efficaces et symétriques".


Briefing avant décollage :
On va décoller en 06, le vent vient de la droite pour environ 10kt. Après décollage on prendra un cap 205 pour rejoindre le premier point de navigation qui est ONE (Toury) en montée vers 2000'NH ... enfin suivant le plafond ...
En cas de panne avant décollage, je réduis, je freine et j'annonce stop arrêt sur la fréquence.
En cas de panne mineure après décollage, circuit main gauche adapté à la panne et on vient se reposer en 06.
En cas de panne majeur après décollage, droit devant plus ou moins 30° avec une assiette à piquer, tout contacts sur OFF avant impact.

FE : Parfait ! Ça me va !

Et c'est parti ! 



Puissance disponible ... badin actif ... 55kt, rotation.
Virage droite direction ONE. J'annonce : Volets rentrés, phares éteints, réchau sur froid, et le train est fixe !
On monte ... on monte ... oula je me retrouve dans un nuages, il ne faut pas être trop optimiste !



Je redescend à 1600'NH pour me maintenir en dessous du plafond.
ONE - Toury. Mon FE suit mon trajet au GPS ...



OE -  Neuville aux Bois.


FE : Alors ? Tu estimes le terrain de St Denis dans combien de temps ?
Un coup d'oeil sur mon chrono, sur mon log de nav ... 
Moi : Je dirais 8 minutes.
FE : Ouais pas mal, 10 min au GPS mais c'est le vent de face qui te ralentit. Tu prévois un tour de piste normal et un sans volet.

Mon altitude est de 1400' ... l'altitude du tour de piste est de ... 1400' ... ah ! Ça va coincé ...
Je décide d'arriver verticale à 1000'NH pour me retrouver sous les circuits ! Mon FE est d'accord.

FE : Bon il n'y a l'air d'avoir personne en vent arrière, intègre toi directement en vent arrière sans passer par la verticale. 
Et oui, pas d'AFIS !

En finale piste 23.



Kiss landing ! J'entends mon FE dire "Bien bien!"

Gaz, nouveau tour, cette fois sans volet.
Le briefing qu'il faut bien :
Je vais adopter une vitesse en final de 70kt, ma distance d'atterrissage va être augmenté de 50%, soit 525m. Je vais m'éloigner en vent arrière pour avoir plus de temps en final d'ajuster mon approche.
Toujours aussi satisfait, mon FE acquiesce.


Re kiss ! Décidément ! Aujourd'hui est mon jour !!

Et c'est reparti, direction Montargis !
Je suis la route sur ma carte en m'aidant du VOR de Pithiviers pour m situer précisément ...
FE : Ah bah je devais vérifier que vous savez vous servir du VOR ... apparemment oui !

Pendant ce temps là, on discute de nos carrières respectives ... bon il a plus de choses à dire que moi, normal !

FE : Tu estimes le terrain dans combien de temps ? 
Un coup d'oeil au chrono et carte ... 5 min ! 
Il me tend son GPS où il est affiché 5:00.
FE : Bravo ! 

Bientôt arrivé ... mais pas visuel du terrain ... Je m'aperçois que, en faite, je ne suis jamais venu ici malgré 2 vols qui devait passer ici ! Mais à chaque fois je me suis dérouté avant ! 
Je look la carte VAC, la 1/500000 .... je ne le vois toujours pas ... mon FE m'aide un peu ...
Un coup d'oeil à gauche ... tiens, je vois des V blancs sous moi ! Ah trouvé !! Ouf !!
J'entame mon 360° pour repérer la manche à air ... ça sera la piste 23 !
Et je commence à m'éloigner parallèle à la montée initiale.

FE : Euh tu es sur de toi la ? c'est la piste 23 tu as dit.
Je regarde le conservateur de cap ... 050 ! Aïe caramba ! Je suis dans le mauvais sens ! Boulet !
Hop 180° et cette fois je suis sur la montée initiale !
Donc cette fois, exercice d'approche sur piste courte, vitesse en final 55kt.



Remise des gaz.
FE : Prends un cap 300, on va faire des virages à 30 et 45°, puis du VSV.

Donc je stabilise mon altitude à 1500' et je commence.
Virage de 360° par la gauche à 30° d'inclinaison puis par la droite à 45°. 
FE : C'est bon, maintenant je vais prendre les commandes et tu va mettre les lunettes.
Je met donc les supers lunettes de protection avec du scotch sur le haut pour ne plus voir dehors.
Ensuite, un virage de 360° par la gauche à 30°.
FE : Bien ! Maintenant, en gardant les lunettes, rejoins le VOR de Pithiviers.
Je règle le VOR avec le bon radial.
FE : Alors quel cap ? 
Moi : Euh ... 130.
FE : Tu es sur ? 
Un coup d'oeil sur la carte ... ah bah non ! Je suis sur le radial 130 ! Et en plus, l'indicateur est en FROM ! 
Moi : Euh oups, cap 310 !
FE : Ok, prends le cap 310 et essaye de bien maintenir ton altitude, j'assure la sécurité extérieure.
Au bout de 3 min, il m'autorise à quitter les lunettes, le résultat lui a satisfait. 

FE : Un peu de vol lent maintenant.
Je réduis les gaz, je sors les volets et je ralentis à 60kt. Vitesse et altitude stables ... C'est tout bon.
FE : Ok, maintenant va jusqu'au décrochage.
Je réduis complétement, je tire pour maintenir l'altitude ... 45kt ... je commence à entendre l'avertisseur de décrochage ... je tire encore plus ... 40kt ... ça ne décroche pas ...
FE : Bon tant pis, il ne va pas décrocher ! Maintenant ramène moi à Etampes. 
Je choisis de rejoindre le VOR puis de récupérer le radial.
Plus on avance et plus le plafond descend, on se retrouve vite à naviguer à 1100'NH.
FE : On voit que tu es à l'aise dans ton pilotage, c'est plaisant ! Allé, je vais te fournir un service radar comme si tu y étais ! Prends un cap 320 pour une directe.

Terrain en vue, on demande un encadrement à la tour.
Celle-ci refuse, trop de monde en tour de piste avec ces conditions météo.
FE : Tant pis, on va faire des basses hauteurs.
Encore refusé par la tour, ça ne règlera pas le problème qu'elle rajoute.
FE : Bon ben tour de piste standard.
On rejoint la verticale.

 
Et ensuite la vent arrière. On est n°4 et je suis obligé de descendre à 1000' cause météo. Je distingue à peine les trafics.


FE : On va faire un complet.

Le trafic devant moi (un ULM) disparait en base ... pas simple pour savoir à quel moment je vire pour ne pas le rattraper.
J'attends quelques secondes et je vire aussi en base. En dernier virage, je retrouve le contact visuel avec lui, il est en final pas loin devant moi.
Je réduis les gaz et sors tout les volets pour ralentir un maximum.

En final piste 24.



Pas kiss mais atterro pas trop mal. On dégage la piste et on roule pour l'essence.
Je coupe le moteur et soudain ... la caméra tombe ! Bon ben je préfère qu'elle tombe maintenant elle ! ^^



De retour au parking, on range l'avion et go débriefing !

FE : Ça me va, tu as fait du bon boulot !





Me voilà pilote !! Yes !!! Champagne !!

Reste plus qu'à envoyer toute la paperasse pour récupérer ma licence toute neuve !!!


Prochain vol : Si les conditions météo le permettent, nav vers LFLX en C172 dans le cadre de mon Hour Building (noté : HB) et de la qualif emport de passagers !